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 FAQ 5 - Projet de loi sur la transition énergétique
La place du nucléaire dans la politique énergétique française

Résumé de la fiche :

Le nucléaire, mais aussi l'énergie, l'électricité...
Des questions ? ...Celles que vous vous posez, celles que l'on vous pose,...
Celles que vous ne vous êtes peut-être pas encore posées...

Voici nos réponses....

Nota : Il est possible de lire les différents thèmes abordés, indépendamment les uns des autres, ce qui explique la présence de quelques redondances dans le texte.

Les questions:

o Le nucléaire crée le débat depuis de nombreuses années en France. Que faut-il en penser ?
o Quelle est la consommation totale d'énergie primaire en France ?
o Quelle est la facture énergétique française ?
o Qu'importons-nous ? Sommes-nous vulnérables ?
o Le nucléaire : peut-on parler d'indépendance énergétique lorsque l'on constate que la totalité de l'uranium est importé ?...
o Quels sont les coûts de production de l'électricité selon les moyens utilisés ?
o Quelle est la durée de vie des centrales actuelles ? Et Fessenheim ?
o Le renouvellement du Parc de production - Pourquoi construire des réacteurs EPR à 90 €/MWh alors que les autres réacteurs produisent à un coût de 55 €/MWh ?...
o Les détracteurs du nucléaire parlent de production de déchets que l'on ne saurait pas où stocker, de rejets de radioactivité dans l'eau et dans l'air, de gouffre financier, de manque de transparence. Que répondre ?
o Gouffre financier ?
o Manque de transparence ?
o Comment la sécurité est-elle assurée ?
o Que faut-il penser des intrusions et des survols par des drones survenus sur quelques sites ?
o Un accident nucléaire est-il possible sur notre territoire (type Tchernobyl, Fukushima ...) ?
o Est-il bien raisonnable d'imposer l'arrêt prématuré de réacteurs ?
o Qu'en est-il des rejets de CO2 ?
o On parle de plus en plus d'énergie renouvelable, des parcs éoliens commencent à fleurir un peu partout, est-ce "la" solution de rechange ?
o Qu'en est-il des énergies fossiles a l'heure actuelle, sont elles vouées à disparaitre ?
o La France sortira-t-elle du « tout nucléaire », est ce souhaitable ou même envisageable ?
o En guise de conclusion, je vous propose de prendre conscience de la dimension planétaire de ce dossier...

Définitions

Le nucléaire crée le débat depuis de nombreuses années en France.
Que faut-il en penser ?...

Il est vrai que l'on n'a jamais autant parlé du nucléaire depuis que ce moyen de production de l'électricité s'est invité dans la campagne électorale pour l'élection du Président de la République en 2012. Elément essentiel d'un accord électoral entre le PS et EELV, il a été par la suite au centre du débat National Transition Energétique en 2013 avec l'engagement présidentiel de la réduction du nucléaire et de l'arrêt de la Centrale de Fessenheim avant la fin de la mandature.

Ces éléments se sont retrouvés pour partie dans un projet de loi, voté en première lecture le 14 octobre 2014 par l'assemblée nationale.

Le public et les élus se sentent modérément concernés par ce dossier. Toutefois, de nombreuses questions sur cette forme de production d'énergie se posent notamment depuis l'accident nucléaire de Fukushima. D'autres questions se posent aussi concernant les énergies renouvelables réputées "propres", gratuites et inépuisables ... Or, elles aussi commencent à susciter des réactions de rejets.

Ce "questions / réponses" tente d'apporter un éclairage sur ce dossier permettant au lecteur intéressé de faire sa propre opinion.

N'oublions pas que le nucléaire s'est développé dans les grands pays industriels quand sa maturité s'est affirmée vers la fin des années 60, en tant que moyen de production d'électricité totalement indépendant du pétrole et de ses crises, telles que celles de 1973 et 1980...

En France le nucléaire constitue depuis les années 80 un élément fondamental de notre indépendance énergétique et un atout pour la compétitivité de nos industries et le pouvoir d'achat des ménages. L'industrie nucléaire est en effet une industrie de savoir-faire et d'emploi nationaux. La part importée, l'uranium naturel, compte pour très peu dans le coût de l'électricité produite.

Ce qui ne serait pas le cas si l'on brûlait aujourd'hui du gaz, du pétrole ou du charbon pour produire toute notre électricité. Par les temps qui courent cela fait beaucoup de bien à notre balance commerciale !

On sait aussi que cette ressource énergétique s'utilise sans rejet de CO2. Aussi, la France, dont 90 % de l'électricité est produite par des centrales nucléaires et des centrales hydrauliques, est de très loin le pays d'Europe qui émet le moins de CO2 par habitant (en France 83 g de CO2 par kilowattheure, en Allemagne 440, au Royaume-Uni 480).

Autre avantage : le kilowattheure nucléaire est le moins cher. Les kilowattheures "éolien terrestre" ou de centrales au gaz coûtent deux fois plus, le kilowattheure photovoltaïque" ou "éolien maritime" trois fois plus !... Ainsi, chez le particulier, le kilowattheure est 40% moins cher que la moyenne européenne.

Quelle est la consommation totale d'énergie primaire en France ?...

En valeurs à peine arrondies voici les principaux chiffres qu'il faut retenir : la France a consommé 259 millions de tonnes d'équivalent pétrole (Mtep) en 2012.

L'énergie utilisée, provenant de combustibles fossiles, représente 128 Mtep (pétrole 79, gaz 38, charbon 11). On peut y ajouter environ 10 Mtep pour des usages non énergétiques (chimie, plastique...) qu'il faut bien aussi importer à quasi 100 %... et payer !...

Les autres ressources ont fourni 131 Mtep : électricité d'origine nucléaire 109, hydraulique et éolien 7, énergies renouvelables thermiques (solaire, géothermie, bois ...) et déchets 15.

Ainsi 50 % de notre consommation d'énergie est satisfaite sans rejets de CO2.

Comme la quasi-totalité des combustibles fossiles est importée, notre taux d'indépendance énergétique est d'environ 50 %.

Quelle est la facture énergétique française ?...

Les valeurs actuelles commencent à faire peur: 68,7 milliards d'euros en 2012... Record historique !

Plus de 11 % d'augmentation par rapport à 2011, et plus de 30 milliards depuis 2009. À comparer au déficit commercial 2012 de la France qui est de 67 milliards d'euros. De plus, ces sommes quittent pour l’essentiel la zone euro et font tort à son économie.

Qu'importons-nous ? Sommes-nous vulnérables ?...

Nous importons à peu près la totalité de nos besoins en combustibles fossiles : pétrole, gaz, charbon.

Nos approvisionnements en pétrole sont diversifiés, pour les 79 millions de tonnes : 26% sont importés d'Afrique, 23% de l’ex-URSS, 13% du proche Orient, 8% de la mer du Nord, 2% de divers pays. Le solde 28%, provient de l'importation de produits raffinés.

Pour le gaz, 38 Mtep partagés entre 42 % de Norvège, 16 % de Russie, 16 % des Pays-Bas, 9 % d'Algérie, 17 % de divers pays.

Malgré cette diversification, nous sommes vulnérables car certaines zones sont instables au plan géopolitique et nos transports dépendent presque exclusivement du pétrole.

Le nucléaire : peut-on parler d'indépendance énergétique lorsque l'on constate que la totalité de l'uranium est importé ?...

La France importe environ 5000 tonnes d'uranium par an pour produire 109 Mtep d’électricité. Dans le même temps nous importons 79 millions de tonnes de pétrole... (soit l’équivalent d’un tanker de 500 000 tonnes tous les 2 ou 3 jours !...)

L'importation de l'uranium coûte 350 millions d'euros par an. C’est très peu si l'on compare aux quelques 68 milliards d'euros pour l'importation des combustibles fossiles. C'est aussi à comparer avec notre solde exportateur annuel d'électricité qui est voisin de 2.5 milliards d'euros pour une fourniture de 45 milliards de kilowattheure.

L'électricité nucléaire est avant tout une énergie de savoir-faire et d'emploi nationaux. Le coût de l'uranium importé ne représente que quelques pour cents du coût du kilowattheure produit. Un kWh nucléaire est constitué à 99 % de valeur ajoutée en France.

Il est assez facile d’organiser une autonomie de quelques années par stockage puisque la consommation ne correspond qu'à environ 1000 m3 d'oxyde d'uranium par an.

Par ailleurs, les sources d'approvisionnement sont suffisamment diversifiées pour nous mettre à l'abri d'une pénurie en cas de conflit régional.

Nota : la transformation du minerai (importé sous forme de « yellow cake ») en assemblages combustibles prêts à charger en réacteur s’effectue sur le sol national où l'on dispose déjà d’un stock de quelques années d’autonomie réparties sur les sites industriels concernés. On pourrait aussi envisager de ré-enrichir l’uranium appauvri issu du retraitement (plus de 260 000 t) car il contient encore 1% d’uranium...

Notre « indépendance nucléaire » est ainsi bien meilleure que les 3 mois de stock stratégique de pétrole constitués sur le sol national !

Quels sont les coûts de production de l'électricité selon les moyens utilisés ?

Au préalable, il faut rappeler que l'électricité ne se stocke pas !...

Aussi, la production doit impérativement être ajustée en permanence à la demande. Les moyens de production doivent être disponibles le plus longtemps possible, susceptibles d'être programmés, et leur puissance ajustée à tout instant.

C'est le cas du nucléaire disponible pour la pleine puissance en moyenne à 80 % du temps (90 % pour le nucléaire de la génération 3 en cours de construction) soit environ 8000 heures par an. Ce n'est pas le cas de la production éolienne dont la durée équivalente à pleine puissance est d'environ 22% soit 1900 heures par an, et 13 % soit 1 100 heures par an pour le photovoltaïque (chiffres RTE).

Le solde de production permettant de satisfaire la demande à tout instant est assuré par une redondance de moyens : c'est facile pour le nucléaire car sa production est programmable. C'est plus compliqué pour l'éolien et le photovoltaïque car leurs productions, intermittentes et non programmables, obligent à disposer de centrales classiques « de secours » avec quelques inconvénients.

En effet, la production des EnR est soumise aux caprices de la météo (vent, soleil). Elle est donc aléatoire avec un fort mode commun : il est fréquent que l'absence de vent concerne une région voire un pays entier, ce qui nécessite de disposer en secours (c'est à dire 80% du temps pour l'éolien !) de centrales qui ne sont pas sujettes aux mêmes inconvénients et dont le coût de production est le plus faible possible pour ne pas majorer encore les surcoûts de production de ces énergies "Vertes". Les Allemands utilisent des centrales au charbon ou au gaz, avec l'inconvénient notable d'aggraver les rejets de CO2, qu'on voulait éviter !

En conséquence, les coûts réels de production doivent prendre en compte les coûts de ces moyens complémentaires qui s'ajoutent au coût direct (investissement, exploitation, combustible...).

Le classement des coûts de production est alors le suivant (référence Cour des Comptes 2012) :

o nucléaire actuel : 55 € par MWh (se rapporter à la fin du document pour les définitions utilisées) o nucléaire futur EPR : 90 € par MWh
o centrales au gaz ou au charbon : 140 € par MWh (avec prise en compte du coût du CO2 à 50 €/tonne)
o éolien terrestre à puissance garantie par un moyen pilotable : 190 € par MWh
o éolien maritime et photovoltaïque à puissance garantie par un moyen pilotable : 315 à375 € par MWh
Les surcoûts dus à ces énergies, qui sont certes
renouvelables mais aussi intermittentes, sont de l'ordre de 15 % de la facture soit environ 17 € par MWh en France, mais 64 € par MWh en Allemagne.

La structure du parc de production électrique français (nucléaire+hydraulique) permet encore des prix de vente parmi les plus bas d'Europe :
o pour les ménages : environ 150 € par MWh en France, mais 300 en Allemagne, o pour l'industrie : environ 80 € par MWh en France, mais 125 en Allemagne,

Mais cela ne va pas durer avec l'évolution de la CSPE (Contribution au Service Public de l'Electricité). Cette petite taxe qui inclut l’aide au développement des énergies renouvelables est ajoutée sur la facture d'électricité des consommateurs. Elle va avoir de très lourdes répercussions sur cette facture dans les années qui viennent.

Ainsi, en 2013, l’aide aux EnR a été de 3,7 milliards d'euros, de l'ordre de grandeur de l'ISF (4,4 milliard d'€). Le texte de la loi pour une transition énergétique verte implique son augmentation de quelque 20 % par an. En 2015, cet "impôt" d'un nouveau genre pèsera 6,3 milliards d'euros (hors report de 3 milliards d'€ de reliquat).

Son cumul à compter de 2015 dépassera les 60 milliards d'€ pour friser les 130 milliards d'€ en 2025 (données de la Commission de Régulation de l'Energie du 15/10/2014). Ces chiffres sont affolants !...

Quelle est la durée de vie des centrales actuelles ? Et Fessenheim ?...

Tous les réacteurs français ont fait l’objet depuis leur mise en service de modifications et d'adaptations lors des arrêts annuels de maintenance afin de les maintenir au meilleur niveau de sûreté, prenant ainsi en compte, en permanence, le retour d’expérience national et international. Ainsi les modifications "post-Fukushima" sont en cours de mise en œuvre sur tout le parc.

Ce maintien au meilleur niveau de sûreté se réalise évidemment sous le contrôle de l’Autorité de sûreté.

En particulier lors du « check up » général décennal qui dure environ 3 mois et pendant lequel sont notamment testées la résistance et l’étanchéité de la cuve du réacteur et du bâtiment. C’est à l'issue de ces contrôles, et en fonction des résultats et de la réalisation effective des modifications, que l’autorisation pour 10 années de fonctionnement supplémentaires est délivrée par l'ASN, réacteur par réacteur.

Cette pratique, très exigeante pour l'Exploitant, est contraire à d'autres législations comme celle des USA qui accorde une licence d'exploitation pour une durée donnée (par exemple 40 ans) laquelle peut être prolongée à l'issue de la première échéance.

Nota: la durée autorisée de fonctionnement ne doit pas être confondue avec la durée d'amortissement comptable, qui a intérêt à être égale ou inférieure à la durée d'exploitation.

Alors quand arrête-t-on définitivement une centrale ?...
La réponse est simple : soit elle ne répond plus aux exigences de sûreté et alors son fonctionnement n’est plus autorisé par l’ASN, soit l’exploitant décide seul de l’arrêter pour des raisons économiques quand il estime que la maintenance et les
modifications des matériels classiques ou nucléaires deviennent trop chères. Sachant qu’il n’y a que deux matériels majeurs qui ne sont raisonnablement pas remplaçables, la cuve du réacteur et l’enceinte de confinement.

Exactement comme l'automobiliste appelé à faire réaliser des opérations d'entretien de sa voiture à échéances régulières et qui peut se retrouver amené à faire le choix de remplacement de certains de ses composants ou de l'achat d'une nouvelle voiture ...

Cette centrale est aujourd’hui au même niveau de sûreté que les autres (sinon elle ne serait pas autorisée à fonctionner !...). Son potentiel de production dans de très bonnes conditions économiques est encore d’au moins 10 ans. Un arrêt prématuré, hors motifs économiques ou de sûreté, serait un énorme gâchis, tout à fait inopportun dans le contexte de crise que connaît notre pays ...

Le renouvellement du Parc de production - Pourquoi construire des réacteurs EPR à 90 €/MWh alors que les autres réacteurs produisent à un coût de 55 €/MWh ?...

L’EPR en construction à Flamanville (région de Cherbourg) constitue un modèle en vue du renouvellement du parc actuel. Les réacteurs les plus anciens ont plus de 30 ans, leur durée de vie est déjà démontrée pour plus de 40 ans, et même espérée pour plus de 50...Mais entre la décision de construire et la production d’électricité il faut compter au minimum 10 ans...

Il est donc temps de se préparer au remplacement des unités de productions actuelles et de l'évoquer sans tabous afin de préparer dans les meilleures conditions possibles les étapes administratives, notamment les différentes enquêtes d'utilité publique.

Le renouvellement total ou partiel du parc actuel se poursuivra au rythme des réacteurs qui seront arrêtés en temps utiles. Sachant qu'il faut environ 10 ans entre la décision de construire et la première production d'électricité ...il faudra anticiper un peu !

Pour mémoire, le parc mondial comprend plus de 430 réacteurs électrogènes produisant environ 14 % de l'électricité mondiale.

60 réacteurs sont actuellement en construction. Les Russes et les Chinois sont très actifs.

L’EPR d'une puissance de 1650 MW est conçu avec des dispositions de sûreté renforcées. Les trois principales sont:

  1. la prise en compte totale des chutes d’avion de ligne : bâtiment réacteur renforcé, protection des auxiliaires par une coque "avion". A noter que le parc actuel résiste à l'impact de petits avions civils (aviation générale, de masse inférieure à 5,7 tonnes).

  2. l'augmentation du niveau de redondance des systèmes de sûreté (4 trains de sûreté), protection, et indépendance architecturale des systèmes de sûreté et de secours, pour diminuer d’un facteur 10 la probabilité de fusion du cœur,

  3. La prise en compte dès l’origine d’une possible fusion complète du cœur et de mesures associées pour garantir l'absence de relâchement de radioactivité (Prévention des relâchements gazeux et « Cendrier » de récupération de corium pour éviter le percement du radier).

Ces dispositions expliquent le surcoût, particulièrement sensible sur une « tête de série ».

Réalisé en série, l'EPR devrait permettre une baisse d'environ 20% de son coût de production, et davantage encore si des efforts d'optimisation sont faits avant de passer à la réalisation en série.

Il convient de signaler ici que les dispositions de sûreté des réacteurs actuels ont depuis l’origine été améliorées en permanence et qu’elles le sont encore dans le cadre d‘un vaste programme pluriannuel qui vient d’être lancé suite à Fukushima (le "grand carénage").

Les détracteurs du nucléaire parlent de production de déchets que l'on ne saurait pas où stocker, de rejets de radioactivité dans l'eau et l'air, de gouffre financier, de manque de transparence. Que répondre ?...

L'industrie nucléaire gère ses déchets.
Elle trie et recycle autant que possible. Les quantités de déchets à gérer sont faibles ce qui facilite grandement ces opérations.

Les déchets de faible activité et de moyenne durée de vie (300 ans environ avant que leur radioactivité devienne du même ordre que la radioactivité naturelle) sont d'ores et déjà expédiés dans des centres de stockage où ils sont surveillés.
Les déchets de haute activité et longue durée de vie sont vitrifiés. Ils seront stockés dans des formations géologiques profondes et sûres. En France, la qualification du futur centre de stockage géologique est en cours. Elle s'effectue au laboratoire souterrain situé à Bure entre les départements de la Meuse et la Haute-Marne.

Les rejets des centrales dans leur environnement sont contrôlés par les autorités publiques. L'impact de l'industrie nucléaire et de 0,002 milliSievert par an (mSv) alors que la seule exposition naturelle et d'environ 2,4 milliSievert par an en moyenne en France, soit 1000 fois plus. Elle est elle-même très variable d'une région à l'autre (3 à 4 fois plus élevée dans les régions granitiques : Auvergne, Bretagne, etc.)...

Gouffre financier ?

On ne peut parler de gouffre financier alors que les centrales nucléaires produisent l’une des électricités la moins chère d'Europe (la Cour des Comptes vient d'ailleurs de le confirmer en 2012).

Il faut aussi rappeler à ceux qui parlent de gâchis que les coûts de traitement du combustible et du démantèlement sont provisionnés et inclus dans le calcul du coût du kWh nucléaire, ce que la Cour des Comptes a confirmé mais que ces détracteurs s'obstinent à ne pas entendre.

Ce qui constituerait un immense gâchis financier, ce serait d'arrêter ces centrales alors que leur potentiel de durée d'utilisation est encore de 10 à 25 ans en moyenne !... La France se livrerait alors à une destruction de valeur industrielle considérable avec de très lourdes conséquences économiques, sociales et environnementales ! ...

Manque de transparence ?

La non-transparence est également une légende continûment alimentée par des opposants !

Depuis 2006, une loi spécifique organise la transparence nucléaire (Loi TSN).

Cette loi a pris en compte l'existence auprès de chaque centrale, d'une "Commission Locale d'Information" (CLI) composée d'élus locaux et départementaux et de représentants d'associations. Ces Commissions existent depuis plus de 25 ans.

Elles organisent une information régulière du public sur les informations qui leur sont communiquées par les exploitants, l'Autorité de sûreté nucléaire et les autres services de l'État et sur les conclusions des concertations et des débats qu'elles organisent.

Au niveau national, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) examine régulièrement l'industrie nucléaire. Il est composé de députés et de sénateurs.

L'Autorité de sûreté nucléaire publie sur son site internet tous les comptes rendus d'inspection des centrales et les éventuelles exigences qui s'ensuivent. (Voir le site http://ww.asn.fr).

Il y a moins de quatre ans "Le Haut Comité pour la Transparence et l'Information sur la Sécurité Nucléaire" a publié toutes les informations relatives à toutes les matières nucléaires et aux déchets : quantités, origines, lieu d'entreposage, flux...etc...

Enfin, en 2012 puis en 2014 la "Cour des Comptes" a publié un rapport exhaustif sur les coûts passés, présents et à venir du nucléaire sans compter les nombreuses commissions parlementaires qui ont été constituées dans le cadre de la préparation de la loi "transition énergétique".

Toutes ces informations sont immédiatement accessibles au public sur les sites Internet correspondants.

Qui parle de " manque de transparence" ?...

Comment la sécurité est-elle assurée ?

La production d'électricité en toute sûreté est l'objectif prioritaire de l'Exploitant.

Cette sûreté repose d'abord sur la conception des centrales (exemple : enceinte de confinement, construction antisismique,...). Elle repose ensuite sur des procédures exigeantes de fonctionnement et de maintenance et sur le maintien des compétences des équipes (formation).

Par ailleurs, depuis la mise en service des centrales, des améliorations sont régulièrement apportées. Elles résultent du retour d'expérience des centrales du parc national mais aussi du retour d'expérience d'autres pays.

Enfin toutes les activités de production, maintenance, formation, analyse des incidents, améliorations, sont réalisées sous contrôle (inspections et exigences) de l'Autorité de sûreté nucléaire.

Que faut-il penser des intrusions et des survols par des drones survenus sur quelques sites ?

Les dispositions de protection des sites nucléaires contre les tentatives d'intrusion sont de la responsabilité des pouvoirs publics. En raison de sa connaissance des installations, EDF est associé à la définition des mesures de détection contre les intrusions et protection contre la malveillance. Une fois définies par les Pouvoirs Publics, l'exploitant est tenu de les mettre en œuvre pour ce qui concerne les barrières de défense et l'accueil des pelotons de gendarmerie. Les autres mesures (prévention par l'écoute des ex-RG, ou interventions de forces spéciales) sont de la stricte responsabilité de la force publique.

Aucune clôture de propriété ou barrière de protection n’est infranchissable, mais le franchissement de ces limites par un ou plusieurs individus est immédiatement détecté et déclenche l’alerte, c'est-à-dire la fermeture renforcée des bâtiments et locaux importants pour la sûreté et la production et l’arrivée des forces de gendarmerie en poste auprès de chaque site.

Jusqu’à maintenant les intrusions avaient des objectifs médiatiques, parfois même avec une certaine information préalable de médias. Les intrus voulant ainsi faire connaître clairement leurs intentions non belliqueuses, ce qui pour le moment, grâce au sang-froid des forces de l’ordre et des exploitants, a permis d’éviter de mettre des vies en danger.

Il n’en reste pas moins que ces intrusions sont intolérables et que les intrus devraient être sanctionnés plus sévèrement. Encore faudrait-il que le législatif durcisse une loi dont l'indulgence des sanctions qui frappent les contrevenants ne peut que les encourager dans leurs entreprises.

Les Pouvoirs Publics ont aussi défini une réglementation aérienne pour les sites (zone de "non survol"). Ils disposent de moyens de surveillance et d'interception aériennes (exemple : intervention aérienne en vallée du Rhône il y a quelques années à cause d'un petit avion de tourisme qui ne respectait pas une zone d'interdiction de survol).

La récente technologie des drones pose des problèmes nouveaux. L'encadrement réglementaire existe mais les moyens de détection et d'intervention restent à mettre en oeuvre.et pas seulement pour les sites nucléaires, mais pour toutes les zones industrielles et urbaines. Cependant la capacité des engins "ludiques" ne permet pas la réalisation d'actions qui seraient gravement nuisibles à la sûreté d'un Site.

Un accident nucléaire est-il possible sur notre territoire (types Tchernobyl ou Fukushima ...) ?...

Toutes les centrales depuis leur construction ont sans cesse été améliorées pour une meilleure sûreté. Récemment, à la suite de l'accident de Fukushima, toutes les centrales ont fait l'objet d'un réexamen site par site. Des améliorations sont en cours, dans le cadre d’un vaste programme pluriannuel, pour rendre encore plus improbable l'occurrence d'un accident majeur.

Afin de faire face à un évènement majeur, d’importants moyens techniques et humains sont en cours de mise en place pour l’ensemble du parc en vue de porter sans délai assistance au site concerné (voir site http://www.asn.fr/).

On ne doit pas oublier que l’accident de Tchernobyl est un accident de criticité, possible sur ce type de réacteur mais impossible, par conception, sur les réacteurs construits hors l’ancienne URSS. Quant à l’accident de Fukushima, il est la conséquence d’un terrible tsunami et d'une négligence très coupable des Japonais pour n'avoir pas pris les mesures indispensables pour en protéger les installations (digue de protection ou surélévation des installations)

Est-il bien raisonnable d'imposer l'arrêt prématuré de réacteurs ?...

La sûreté des réacteurs étant sous contrôle de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, organisme public, compétent et indépendant, toute décision pour l'arrêt d’un ou de plusieurs réacteurs ne devrait être basée que sur des considérations techniques de sûreté ou économiques, en tout cas aussi rationnelles que possible et transparentes : comment remplace-t-on l'énergie produite ?... A quels coûts pour la collectivité, les ménages et l’industrie ? Quels seraient les effets d'une telle décision sur l'indépendance énergétique, sur les rejets de CO2, sur les emplois, sur l’exportation d’électricité et de « savoir-faire »... N'y aura-t-il pas un risque de pénurie avec la perspective angoissante de "blacks out" ??...

Compte tenu du coût des autres sources d'énergie, l'arrêt prématuré de tel ou tel réacteur pour de seules considérations idéologiques serait à coup sûr un énorme gâchis économique. Peut-on s'offrir une telle "fantaisie" dans la période de crise que connait actuellement notre pays ?...

Une partie de la justification donnée par ceux qui voudraient un arrêt rapide de nos réacteurs, est qu'ils prévoient (ou rêvent de ?) une réduction drastique de la consommation d'énergie, de l'ordre de 50% d'ici 2050 : on n'aurait donc pas autant besoin de réacteurs qu'aujourd'hui.

Ils oublient une règle souvent mise en avant par les économistes : la consommation d'énergie et le PIB sont étroitement liés. (cf. courbes de JM Jancovici). Donc toute réduction volontaire et brutale de la production entraînerait une réduction de l'activité économique, la récession et le chômage. Situation dont nous sommes d'ailleurs proches actuellement pour d'autres raisons.

La disposition de limitation de la puissance du parc nucléaire qui obligerait la mise à l'arrêt anticipé de réacteurs telle que prévue dans le projet de loi n'est donc pas raisonnable...

Qu'en est-il des rejets de CO2 ?...

La comparaison en 2012 des rejets de CO2 est la suivante :
o Allemagne : 9.3 tonnes par habitant, en hausse de près de 1 % par an,
o France : 5.5 tonnes par habitant en baisse continue depuis 1990,

La situation française résulte directement de la production électrique nucléaire : elle représente une économie de 109 millions de tonnes d'équivalent pétrole. D'où l'absence corrélative de rejets de CO2.

La situation allemande actuelle évolue dans le « mauvais » sens dans le cadre d'une transition énergétique sans nucléaire ! ... D'immenses mines de lignite sont ouvertes à nouveau et agrandies, des centrales au lignite et des centrales au charbon sont réactivées car le charbon américain importé est maintenant compétitif, remplacé aux USA par le gaz de schiste. Quant aux coûts ...affaire à suivre...

On parle de plus en plus d'énergie renouvelable, des parcs éoliens commencent à fleurir un peu partout, est-ce "la" solution de rechange ?...

Non !... Sûrement pas !...

Toutes les énergies renouvelables sont à examiner avec attention car nous avons besoin de toutes les ressources disponibles.

Pour la production d’électricité, il faut alors décider de leur place en fonction des coûts de production généralement élevés (deux à trois fois plus que le nucléaire) et en tenant compte de l'intermittence de leurs productions (20 % du temps seulement pour l'éolien terrestre à équivalent pleine puissance). Il faut donc corrélativement les compléter par des moyens de production adaptables, qu'il faut construire, payer et faire fonctionner avec des combustibles émetteurs de CO2 (charbon, fuel ou gaz) !...

De plus, l'obligation d'achat de ces énergies faite à EDF, qui paye aux producteurs leurs fournitures à un tarif exorbitant sans lien de surcroît avec les besoins du réseau, est compensée par une taxe, la CSPE ("Contribution au Service Public de l'Electricité"). Cette taxe, aussi discrète qu'élevée, s'ajoute à la facture d'électricité payée par les consommateurs. En 2013, la part de cette contribution aux énergies "vertueuses” (renouvelables + cogénération) a été de 3,7 milliards d'euros, de l'ordre de grandeur de l'ISF (4,4 milliard d'€). Le texte de loi implique son augmentation de quelque 20 % par an. En 2015, cet "impôt" d'un nouveau genre pèsera 6,3 milliards d'euros (hors report de 3 milliards d'€ de reliquat). Son cumul à compter de 2015 dépassera les 60 milliards d'€ pour friser les 130 milliards d'€ en 2025 (chiffres de la Commission de Régulation de l'Energie du 15/10/2014). Ces chiffres sont affolants !...

C'est pourquoi les énergies renouvelables ne peuvent pas, avant longtemps, constituer "la" solution de rechange pour la production d’électricité, et de loin !

Un autre point, d'ordre technique, est rarement évoqué et pourtant il constitue une limite majeure au développement massif des EnR intermittentes. Lorsqu'elles dépassent un % significatif dans le mix (environ 10%), elles doivent être accompagnées de moyens de production de compensation (backups) dédiés, car les moyens pilotables existants (nucléaire, fossile, hydraulique) deviennent insuffisants pour compenser les fluctuations brutales de production qu’elles engendrent.

Le nucléaire, qui ne peut ajuster sa production que de manière lente, n’est pas apte à servir de backup à ces EnR. Quant à l'hydraulique, qui constitue 10% environ de notre mix et doit être conservé pour les pointes de consommation, sa contribution au backup est faible. Les centrales à combustibles fossiles, qui sont capables de variation de puissance rapide, sont donc nécessaires.

En bref, le mix de production électrique français ne permet pas d'aller au-delà de 30% de production aléatoire sans mettre l'équilibre du réseau en danger.

Ceci montre que des objectifs de l'ordre de 50 voire 80% d'EnR que se fixent des pays comme l'Allemagne sont totalement fantaisistes d'un point de vue technique, sauf à résoudre l'épineux problème du stockage de masse de l'électricité, qui constitue un pari technologique qu'on est encore loin d'avoir surmonté.

En revanche, une place beaucoup plus importante pourrait être faite aux EnR thermiques (bois énergie, biomasse, production d’eau chaude, pompes à chaleur) qui offrent des rendements élevés et sont actuellement sous exploitées.

Qu'en est-il des énergies fossiles à l'heure actuelle, sont elles vouées à disparaitre ?...

On a besoin de toutes les sources d'énergie.

À l'horizon 2050 même si on développe très fortement les économies d'énergie (c’est indispensable !), les énergies renouvelables, et le nucléaire, on ne parviendra probablement pas à consommer moins de ressources fossiles qu'aujourd'hui pour satisfaire les besoins mondiaux en électricité du fait de l’augmentation des besoins des pays en développement, pour lesquels l’utilisation des fossiles carbonés est la solution à la fois la plus simple et la plus économique.

Et malgré l’exploitation des ressources de pétroles non-conventionnels, on observe que le « mur des 100 millions de barils par jour » (soit environ 5 milliards de tonnes par an) semble difficile à franchir.

Un espoir cependant, réside dans le constat que les ressources gazières en plein essor, permettent de brûler moins de charbon pour tenter de réduire les émissions de CO2 : un kilowattheure "charbon" dégage plus de 950 g de CO2, mais un kilowattheure "gaz" seulement 450 g. (pour mémoire c'est 6 g pour le nucléaire en tenant compte du CO2 dégagé par la fabrication des composants de la centrale notamment le béton).

La France sortira-t-elle du « tout nucléaire », est ce souhaitable ou même envisageable ?...

D’abord le nucléaire représente seulement 40 % de notre consommation totale d’énergies primaires. Le qualificatif de « tout nucléaire » est inadapté. La production électrique française actuelle est d'origine nucléaire à environ 75 %...

C'est une production moins chère que les autres si on l'utilise le maximum du temps. Mais la consommation d'électricité varie considérablement au cours de la journée et au fil des saisons. On a donc aussi besoin de moyens de production à faible nombre de jours ou même d'heures de fonctionnement annuels. On a aussi besoin de moyens spécifiques pour les pointes de consommation. Ces moyens sont par exemple des ressources hydrauliques et des ressources fossiles (pétrole, charbon et gaz). Ces moyens sont aussi nécessaires pour compléter et corriger l'effet de l'extrême intermittence du fonctionnement des éoliennes et du photovoltaïque.

Le" tout nucléaire" n'a donc pas plus de sens que le "tout éolien" ou le "tout charbon". Chaque ressource doit être à sa "juste" place en fonction de son coût et de sa durée d'utilisation. On a besoin de tous ces moyens de production de l'électricité.

En France, la part du nucléaire est d'environ 75 % dans la production d'électricité. D'autres systèmes de production sont évidemment possibles... Mais il faut faire des choix fondés sur des considérations techniques, économiques, sociétales et environnementales et en faire savoir clairement les conséquences Ces choix ne doivent en aucun cas être faits sur des arguments idéologiques voire dogmatiques sous peine de conduire le pays à sa ruine...

En Italie par exemple, sans nucléaire, 20 % seulement de l'électricité totale est produite sans émission de CO2 contre 90 % en France (75 nucléaire + 12 hydraulique + 3 EnR). De plus l’Italie n’est pas indépendante en matière de consommation électrique. Elle importe près de 10 % de sa consommation depuis la France pour l’essentiel. Or, se rendre dépendant en matière d’électricité est une grande vulnérabilité pour le pays conduit, par choix ou par nécessité, à faire ce choix.

En Italie le coût de l'électricité chez le particulier est plus de 50 % plus élevé que chez nous, et en Allemagne le double !

En guise de conclusion, je vous propose de prendre conscience de la dimension planétaire de ce dossier : 

À l'échelle mondiale d'ici 2050, soit dans moins de 40 ans, nous passerons de 7 à plus de 9 milliards d'humains.

Les pays les plus pauvres et les plus peuplés (Inde, Chine, continent africain) vont voir leur niveau de vie s'élever (on doit l’espérer pour eux) ce qui va conduire au doublement des besoins mondiaux d'énergie. Soit probablement vers un niveau de 18 à 20 milliards de tonnes d’équivalent pétrole ! Et même si les combustibles « carbonés » (pétrole, gaz, charbon) peuvent être à peu près stabilisés ils ne représenteront alors que 70% des besoins. Nucléaire et renouvelables devront fournir le reste ...

En conséquence le monde a vraiment besoin de toutes les ressources d’énergie disponibles.

Il n'est donc pas question d'opposer les ressources entre elles ! Et dans le même temps, s'il faut produire plus il va falloir aussi économiser beaucoup plus !

Il faut surtout stabiliser, et même si possible réduire la quantité des ressources fossiles (charbon, gaz, pétrole) en vue de réduire la quantité de CO2 rejetée.

Le monde est confronté à au moins trois grands défis relatifs à ses besoins énergétiques :

o le défi de la quantité : aurons-nous assez de ressources dans le futur ?
o le défi de l'environnement : réduire les rejets de CO2, sûreté des installations nucléaires, extraction « douce » des ressources fossiles et minières ? ...
o le défi des inégalités de par le monde : plusieurs milliards d'humains n'ont à leur disposition que moins du quart de ce dont nous disposons actuellement en Europe par exemple. Plus d'un milliard d'humains n'ont pas encore accès à l'électricité.

Ces trois défis devront être relevés avec le moins possible de consommation de ressources économiques car il faut bien garder aussi des ressources économiques pour l'alimentation, le logement, la santé et l'éducation. Sinon de graves tensions peuvent apparaître (migrations non contrôlables, conflits ...).

Pour toutes ces raisons, je suis personnellement convaincu que l'énergie nucléaire doit faire partie de notre avenir énergétique.

Mais elle devra encore évoluer pour s'adapter à la nécessité de réduire les déchets et de consommer moins de matière première. C’est l’objectif de la génération 4 en cours d’études internationales, en attendant la fusion ??...

Bernard Giraud, avec la participation de Jean Fluchère, Alain Desgranges, Alain Marcadé, Georges Sapy et François Ballot.

Définitions :

tep : tonne d’équivalent pétrole
Mtep : Millions de tonnes
d’équivalent pétrole
CO2 : gaz carbonique (coresponsable de « l’effet de serre » ) résultant de la combustion notamment du pétrole du charbon et du gaz ( ressources « carbonées »)
MWh  : Mégawattheure soit 1000 kilowattheures
 

 

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